Le soin psychocorporel
- appolinewotawa
- 20 févr. 2023
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 août 2023
Dans le 1er chapitre du guide des pratiques psychocorporelles (Célestin-Lhopiteau & Pascale, 2018), Monique R définit les pratiques psychocorporelles comme « l’ensemble des approches psychothérapeutiques partant du corps, ou se servant du corps comme médiation, mais aussi plus largement des méthodes impliquant un travail corporel à visée psychothérapeutique, prophylactique et préventif.
« Les méthodes psychocorporelles amènent à prendre conscience de ce qui se passe dans l’instant présent Hic et Nunc (ici et maintenant), dans une relation aux autres et au monde qui ne passe pas seulement par un moi pensant, mais aussi en explorant l’éventail des sensations, des émotions et des pensées.
Le travail par la médiation corporelle est un travail sur la relation du sujet au monde. Le patient découvre ses possibilités de changement à partir de ses expériences corporelles. »
Le soin psychocorporel s’inscrit dans une relation psychothérapeutique. Il ne s’agit pas d’uniquement sentir et de mouvoir son corps pour avoir accès à soi et à sa relation au monde.
« Dans un travail psychocorporel, le patient est conduit à s’éprouver comme sujet incarné ». (Lesage, 2012) Mais comment amener le patient à s’éprouver et non à exécuter des actions motrices dans un contrôle moteur ? S’éprouver correspond à se laisser toucher par les sensations et émotions que provoque l’expérience corporelle. S’éprouver c’est l’expérience corporelle qui « conduit à l’intime, à la proximité de soi-même, conjointement à celle d’autrui » (Lesage, 2012). La relation thérapeutique est au premier plan : pour s’éprouver le patient aura besoin de s’appuyer sur le thérapeute qui est lui-même engagé dans l’éprouver de son corps et qui assure un cadre clair, contenant et structurant. Le cadre de confidentialité, de non passage à l’acte violent ou sexuel mais aussi de la technique ou de la médiation choisit. Le fait d’utiliser une technique, une médiation permet de mettre en sécurité le patient sur les intentions du thérapeute. Le corps du patient n’est pas soumis ou entre les mains d’un autre. Le patient à travers une médiation, une approche spécifique va faire l’expérience de s’éprouver, accompagné par le thérapeute qui le guide sur ce chemin.
Bibliographie
Célestin-Lhopiteau, I., & Pascale, W.-T. (2018). Guide des partique psychocorporelle. Elsevier Masson.
Lesage, B. (2012). Image du corps, corporéité et psychopathologie. Dans B. Lesage, Jalons pour une pratique psychocorporelle (pp. 51-65). Eres.



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