Corps et dépression
- appolinewotawa
- 28 mars 2022
- 2 min de lecture
Je vous partage la présentation Tedx de Céline Curiol " Ce que m'a pris et appris la dépression". Sa façon d'exprimer et d'imager ce que peut faire vivre la dépression m'a touché. Elle aborde deux points très important quant à ce qui l'a aidé à aller mieux:
- le corps:
"On est en vie mais on n'est plus vivant" . Le corps est fonctionnel mais n'est plus habité! La dépression entraine un ralentissement psychomoteur, c'est à dire des gestes mais aussi de la pensée et de la capacité à imaginer. Le corps est sans énergie, la mémoire, l'appétit, le sommeil et la libido sont impactés. La souffrance est psychocorporelle. La pensée est entravée par ce ralentissement, les idées de dévalorisation, de culpabilité, les idées noires tournent en circuit fermé.
Et si pour sortir de cet état, nous passions par le corps. Et si en mobilisant le corps nous pouvions reconquérir des sensations, de l'énergie et si nous pouvions ressentir ce qui est toujours là et vivant en nous. Céline Curiol nous dit "c'est le jour où j'ai compris que je devais regagner mon corps que ma guérison à commencé".
- l'entourage, ce "phare" qui permet de ne pas partir trop au large et qui permet un espoir de retrouver le rivage.
L'entourage se sent souvent démunie, impuissant face à la souffrance de la personne aimée. L'entourage ne sait pas comment aider mais la personne malade ne sait pas non plus comment aller mieux, quel est le chemin pour retrouver du sens, du plaisir, de la joie.
Etre présent, bienveillant, patient et continuer à vivre représente ce phare. Ce repère , ce point d'accroche qui permet de ne pas lâcher. "Mais qu'est ce que je peux faire pour l'aider ?" Il ne s'agit pas de faire mais il s'agit d'une qualité de présence et d'être. Ne pas baisser les bras et être présent.
Je pense que la thérapie est également un point d'ancrage et qu'elle peut favoriser l'émergence des ressources nécessaires pour regagner le rivage.


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